Exploitations agricole en L-R

ETUDES SUR LES EXPLOITATIONS AGRICOLES

EN LANGUEDOC ROUSSILLON

Source : AGRESTE – recensements agricoles 1970 et 1988,

Enquête Structure 2003

L’ensemble des informations fournies par l’AGRESTE sur la région Languedoc Roussillon peuvent nous permettre de mesurer les impacts des lois « d’orientations agricoles ».

Notamment les lois de 1960 et 1962 qui au travers de l’Indemnité Viagère de Départ (IVD) ont permis un certain rajeunissement et éviter le morcellement.

La loi agricole de 1980 permet d’intégrer la production agricole dans le secteur agro-alimentaire pour favoriser les exportations dans notre pays.

De 1954 à 1970 l’agriculture a comme une phase de modernisation mais ensuite arrive « une phase de contraction » qui semble ne pas être terminée.

Les statistiques laissent apparaître :

  1. Une baisse substantielle en 23 ans des superficies cultivées (-16.54 % entre 1970 et 2003). Cette baisse touche particulièrement la vigne et les surfaces toujours en herbe. N’est ce pas aussi une conséquence des politiques d’arrachage de la vigne et de la mise en place des quotas laitiers en 1984 (les exploitations bovins-lait chutent de plus de la moitié entre 1988 et 2003) ?
  2. Les exploitations se restructurent autour d’un triple mouvement :

  • Quasiment les 3/4 des exploitations de moins de 10 ha disparaissent entre 1970 et 2003.
  • L’ensemble des autres exploitations entre 10 ha et 100 ha baisse.
  • Ces deux mouvements profitent essentiellement aux exploitations de 100 ha et plus. On observe une concentration des terres au profit de plus grandes exploitations.

  1. L’IVD joue certainement un rôle dans le rajeunissement des chefs d’exploitations. Les moins de 35 ans passent de 5,5 % du total en 1970, ils représentent 10,6 % en 1988 mais redescendent à 8,1 % en 2003. Même phénomène pour les SAU qu’ils possèdent 9,4 % en 1970 puis 17,6 % en 1988 et enfin 13,3 % en 2003. Si le nombre des exploitants de 60 ans et plus a baissé ils représentent encore 28,2 % en 2003 contre 35 % en 1988 et 38,2 % en 1970.
  2. Ces exploitations sont majoritairement tenues par des individuels qui possèdent 96,5 % des exploitations et 86,3 % de le SAU en 1988, contre respectivement 87,4 % et 65,4 % en 2003. Les autres formes d’exploitations progressent pour arriver à 35 % de la SAU faisant baisser le quasi-monopole aux exploitations individuelles même si elles restent la règle dans la région Languedoc Roussillon.
  3. Enfin l’étude de l’orientation technico-économique (OTX) nous montre une prépondérance des exploitations viticultures/fruits qui en pourcentage se maintiennent entre 1988 (57,9 % du total des exploitations) et 2003 (55,3 % du total des exploitations).

Les différentes décisions concernant la « politique agricole » ne sont pas sans conséquences pour notre région. Un nouveau paysage agricole avec une autre population apparaît.



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