Création de la CES

CES : Confédération Européenne des Syndicats

RFA : République Fédérale Allemande

RDA : République Démocratique Allemande

URSS : Union des Républiques Socialistes Soviétiques

CGT : Confédération Générale du Travail (Georges SEGUY)

DGB : Deutscher Gewerkschafts Bund – Confédération Allemande des Syndicats de la RFA (Heinz Oskar VETTER)

CCSS : Conseil Central des Syndicats Soviétiques (Aleksandr CHELEPINE)

TUC : Trades Union Congress – Congrès des Syndicats Britanniques (Victor FEATHER).

UIL : Unione Italiana del Lavoro – Union Italienne du Travail

CGIL : Conféderazione Generale Italiana del Lavoro – Confédération Générale Italienne du Travail

OIT : Organisation Internationale du Travail

Les organisations syndicales internationales :

FSM : Fédération Syndicale Mondiale. Cette organisation a été créée au lendemain de la deuxième guerre mondiale suite au congrès constitutif de Paris (du 25 septembre au 9 octobre 1945). Elle regroupe la grande majorité des organisations syndicales nationales et internationales. Le secrétaire général de cette puissante organisation syndicale mondiale est Louis SAILLANT, secrétaire de la CGT. L’objectif est l’unité de toutes les organisations syndicales qu’elles que soient leurs conceptions du syndicalisme. Mais le plan MARSHALL divise les différents organisations entraînant la création de la CISL.

CISL : Confédération Internationale des Syndicats Libres. Le plan MARSHALL et la guerre froide sont à l’origine du départ d’organisations syndicales de la FSM dont les syndicats des Etats Unis et les syndicats Britanniques. Ces organisations syndicales fondent cette organisation internationale le 7 décembre 1949. L’anti-soviétisme et l’anti-communisme cimentent l’orientation de cette organisation. A partir des années 1950, les organisations européennes adhérentes à la CISL (dont Force Ouvrière en France) sont favorables à la construction européenne.

CMT : Confédération Mondiale du Travail. La Confédération Internationale des Syndicats Chrétiens (CISC), créée en 1920, se transforme en 1968 en Confédération Mondiale du Travail pour permettre l’ouverture aux organisations syndicales du tiers-monde sans référence chrétienne. Elle précise qu’elle est guidée par « une conception spiritualiste qui se fonde sur la conviction que l’Homme et l’univers sont créés par Dieu, soit par d’autres conceptions qui sont en convergence avec elle… ». Après débat, elle élabore « une conception anti-capitaliste, anti-totalitaire et anti-communiste du développement de la société. » Puis ces dernières années elle « a adopté une attitude critique envers le modèle néo-libéral de la mondialisation économique dont elle conteste la légitimité ».

Création de la Confédération Européenne des Syndicats (CES)

le 8 février 1973.

Les années précédant la création de la CES sont ce que l’on pourrait appeler des « années de détente ».

L’élection en 1969 d’un nouveau chancelier en RFA en la personne de Willy BRANDT va accélérer ce processus.

En 1969, il se prononce pour l’Ostpolitik (politique de l’Est) qui va amener une détente générale avec les pays du camp socialiste et notamment la RDA, faisant diminuer les tensions de la guerre froide.

1970 voit la signature d’un traité germano-soviétique reconnaissant l’inviolabilité des frontières européennes et le statut quadripartite de Berlin.

1970 c’est aussi la signature du traité germano-polonais où la RFA reconnaît la ligne Oder-Neisse.

C’est en 1971 qu’intervient l’accord quadripartites sur Berlin où Moscou s’engage à ne plus entraver la libre circulation entre la RFA et Berlin Ouest.

En 1972, lors de la visite de NIXON à Moscou, il signe avec le chef de l’Etat soviétique PODGORNY le Traité de Limitation des Armes Stratégiques (TLAS 1). C’est un premier pas vers le désarmement.

Dans ces années, 1972-1974, le scandale du Watergate aux Etats Unis diminue l’autorité de ce pays dans le monde. L’URSS est au maximum de son pouvoir politique et stratégique.

A Paris, en janvier 1973, les accords de paix terminent officiellement la guerre du Vietnam. C’est aussi cette même année, le 3 juillet, que débutent les travaux sur la coopération en Europe, également appelée Conférence d’Helsinki.

A l’issue de cette conférence, en 1975, un accord est signé entre 35 Etats dont les pays européens, les Etats Unis, l’URSS et le Canada. Ils s’engagent « à respecter l’intégrité frontalière des autres, à s’abstenir d’intervenir dans les affaires intérieures et à garantir le respect des droits de l’Homme. Les accords d’Helsinki contiennent également des dispositions favorisant la coopération économique, scientifique et technologique entre les signataires ».

En Europe, la mort de K. ADENAUER en 1967 et la démission du général DE GAULLE en 1969, appelés souvent les « tenants de l’Europe des patries », permettent un nouvel élargissement. La Grande Bretagne en particulier accède à la Communauté Européenne le 1er janvier 1973 avec le Danemark et l’Irlande.

C’est dans ce contexte que se situe la naissance de cette organisation syndicale européenne. La création de la CES sera l’objet d’intenses discussions avec de nombreuses confédérations européennes aussi bien à l’est qu’à l’ouest de l’Europe.

La Confédération Générale du Travail (CGT) n’a aucun contact avec les centrales syndicales affiliées à la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL), malgré des efforts de l’ensemble de ses structures en direction des salariés de la République Fédérale Allemande les contacts avec la direction confédérale du DGB sont inexistants.

C’est donc le CCSS syndicats de l’Union Soviétique qui suit avec intérêt l’évolution et l’attitude des syndicats d’Europe de l’ouest sur la création d’une confédération européenne.

Le CCSS rencontre notamment les responsables du DGB de RFA dont son président Heinz Oskar VETTER et le secrétaire général du TUC Britannique Victor FEATHER.

Dès décembre 1972 des échanges entre CCSS et TUC ont lieu à Moscou. Dans une information adressée par Aleksandr CHELEPINE à Georges SEGUY, en date du 15 janvier 1973, il donnait son opinion sur l’évolution de la situation syndicale en Europe.

« Le secrétaire général du TUC a informé le CCSS de la position des syndicats britanniques en ce qui concerne la confédération syndicale en voie de création en Europe occidentale. Selon lui, le TUC ne soutient pas les leader de « Force Ouvrière » (France), du DGB, l’UIL (syndicat italien) et de la CISL qui voudraient mettre sur pied une organisation fermée pour la CGT française, la CGIL et les syndicats des pays socialistes et il préconise la création d’une organisation syndicale d’Europe, indépendante de la CISL.

Nous avons déclaré de notre côté que, considérant la confédération syndicale européenne en voie de création, comme une forme de coopération des syndicats, nous disons en toute franchise que tant qu’il y aura dans cette organisation seulement les syndicats de la CISL et, éventuellement, de la CMT Chrétienne, elle aura un caractère de bloc et ne contribuera pas à surmonter la scission dans les syndicats européens. Nous nous sommes prononcés fermement pour une large organisation unitaire des syndicats en Europe. Il s’est déclaré d’accord.

Ensuite, nous avons exposé la préoccupation de nombreux syndicats au sujet de l’absence de contacts entre la FSM et la CISL bien que les conditions réelles existent pour leur coopération dans diverses questions touchant les intérêts de la classe ouvrière et de tous les travailleurs.

… La visite de V. FEATHER et les entretiens avec ce dernier ont été utiles. Ils ont permis de faire les échanges de vue et d’exposer les idées au sujet du développement des contacts syndicaux anglo-soviétiques, de mieux connaître la position du TUC et le point de vue personnel de V. FEATHER sur les questions de l’unité et de la coopération des syndicats en Europe ».

Dressant le bilan de son voyage en URSS, V. FEATHER a déclaré qu’il était convaincu de l’utilité des contacts et des discussions avec la direction du CCSS et a promis de faire le nécessaire pour assurer la coopération entre les syndicats de Grande Bretagne et d’Union Soviétique, ainsi qu’à l’échelle de l’Europe.

Il confirme son opinion lors d’un interview pour Troud, journal des syndicats soviétiques, du 12 décembre 1972.

« Question : Récemment vous avez dit que le temps était venu de penser non à l’échelle de l’Europe Occidentale ou à celle du Marché Commun, mais à l’échelle de toute l’Europe dans son ensemble. Pourriez vous développer cette idée un peu plus en détail ?

V. FEATHER : Oui, je préfère penser à l’Europe comme à un continent, et non à deux blocs – oriental et occidental. Selon moi, l’Europe est trop petite pour se faire. Il faut que les peuples de notre continent se connaissent mieux les uns et les autres et unissent leurs efforts pour élever leur niveau de vie. Je comprends qu’on ne puisse le réaliser en un court laps de temps, mais il est dans nos possibilités de contribuer au processus de la recherche d’un langage commun entre ce qui est aujourd’hui connu comme l’Europe de l’Est et ce qui est connu comme l’Europe de l’Ouest.

Question ; Est-ce que cela se rapporte également à la division en deux du mouvement syndical en Europe ?

V. FEATHER : Incontestablement. Dans leurs relations au cours des années écoulées bien des barrières furent dressées. Je pense que le temps est venu où nous devrions travailler ensemble à la suppression de ces barrières. »

Une rencontre avec H.O. VETTER président du DGB a lieu à Moscou les 29 et 30 janvier 1973 avec A. CHEPELINE du CCSS. Le service de presse du DGB publie un communiqué sur cette rencontre en date du 31 janvier à Düsseldorf.

« A l’invitation du Conseil Central des Syndicats Soviétiques, le président du DGB, H.O. VETTER a séjourné du 28 au 30 janvier 1973, en Union Soviétique. Le président du DGB a eu des discussions avec le président du Conseil Central des Syndicats Soviétiques, A. CHELEPINE.

… Au cours des discussions qui se sont déroulées dans une atmosphère franche et amicale, un échange d’opinions concernant les questions des relations bilatérales entre le Conseil Central des Syndicats Soviétiques et le DGB, la coopération des syndicats en Europe et le mouvement syndical international, a eu lieu.

Les deux côtés ont constaté avec satisfaction des progrès positifs dans la situation internationale, et on considère qu’il existe actuellement des possibilités favorables pour l’établissement d’une coopération bilatérale et multilatérale.

… Selon les deux côtés, l’élargissement de la coopération entre les syndicats de différentes orientations au plan bilatéral – et si possible au plan multilatéral – crée des conditions pour des progrès positifs dans le mouvement syndical international. »

CHELEPINE, président du CCSS informe, par une correspondance reçue le 12 février 1973 par Georges SEGUY : « Nous avons eu avec VETTER des entretiens qui se sont déroulés dans une atmosphère franche et amicale. Au cours de ces entretiens ont été examinées les questions se rapportant aux contacts bilatéraux, à la préparation de la conférence syndicale européenne et quelques autres problèmes. »

Le CCSS souhaite une nouvelle réunion des centrales syndicales européennes des syndicats affiliés aux différentes centrales FSM – CISL – CMT. Indépendamment des rencontres pouvant se dérouler lors des conférences régionales (européennes) lors des cessions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Toujours dans le courrier adressé à Georges SEGUY le 12 février, CHELEPINE précise : « Le CCSS, de sa part, a indiqué que l’organisation syndicale européenne qui serait créée en février par certaines centrales syndicales de l’Europe occidentale n’aurait pas de caractère général, si elle ne comprenait pas, à droits égaux, les centrales syndicales des pays socialistes de l’Europe, la CGT de France, la CGIL et les unions syndicales chrétiennes de l’Europe.

Nous avons prié VETTER de porter notre opinion à la connaissance du congrès constituant de la nouvelle organisation européenne. »

Mais la presse de la République Fédérale Allemande (RFA) se fait écho d’opinions quelques peu différentes. « Le Bloc de l’Est » exprime le souhait d’adhérer au syndicat Européen.

Le président des syndicats soviétiques, A. CHELEPINE, demande au président du DGB, H.O. VETTER de transmettre le souhait d’adhésion des organisations syndicales de tous les pays du pacte de Varsovie, à l’occasion de la réunion constitutive de l’organisation syndicale Européenne, 7 et 8 février à Bruxelles.

Peu après son retour d’un long voyage à l’étranger, VETTER déclare, à l’aéroport de Düsseldorf, qu’il a accepté de servir de « messager ». « Mais il n’est pas encore prévisible qu’une telle ouverture de la Confédération Syndicale Européenne ne puisse se faire. » Die Welt 30 janvier 1973.

De même dans l’édition du 31 janvier 1973, Die Welt précise : « La possibilité d’une ouverture de la future Confédération Syndicale Européenne aux organisations non-membres à la CSIL, a été considéré par VETTER, comme un problème difficile. D’après lui, les syndicats communistes d’Italie et de France, ne joueront pas encore un rôle à la réunion constitutive de Bruxelles.

La création de la Confédération Syndicale Européenne montre de toute manière qu’une série de problèmes restent à résoudre.

Ce serait les syndicats communistes Français, qui auraient, par exemple, jusqu’à présent par principe, refusé une coopération européenne « comme je l’ai entendu dire à Moscou, il paraît que ceci a changé maintenant » a dit VETTER. »

Le congrès de la CES a tranché et le caractère plus large et unitaire de la nouvelle organisation non retenu.

Dans une rapport en date du 13 février 1973, le département international de la CGT fait un rapport très détaillé sur le déroulement de cette assemblée. « Il est apparu clairement pendant les travaux que toutes les questions principales faisaient l’objet d’une lutte entre deux camps opposés. Dans cette bataille, le TUC britannique était le camp « progressiste » et le DGB, le camp « réactionnaire ».

La politique fondamentale du TUC était que les portes restent ouvertes à l’éventuelle adhésion des organisations en dehors du cadre de la CISL… Cette ouverture veut dire que l’adhésion prochaine des centrales autonomes comme l’ICTU de l’Irlande, des centrales européennes de la CMT, et éventuellement de la CGT et de la CGIL, soit admise. Le DGB est totalement opposé à cette orientation… et veut empêcher avant tout l’entrée de la CGT et de la CGIL au sein de la nouvelle organisation. »

« Le DGB luttera infatigablement pour empêcher l’ouverture à la CGT et à la CGIL… »

Dans une déclaration du 21 février 1973, la CGT apprécie « un certain nombre de centrales syndicales nationales de la CISL ont souligné la nécessité de la coopération syndicale sans exclusive en Europe occidentale dans un esprit unitaire évident.

La CGT apprécie de manière positive de telles attitudes. »

Pourtant elle précise « Il est certain toutefois que la nouvelle Confédération Européenne des Syndicats, ne présente pas le caractère unitaire que certains de ses fondateurs auraient souhaité lui donner.

… Mais l’image unitaire que l’on veut donner de la confédération nouvellement créée ne correspond pas à la réalité, compte tenu des conditions de sa constitution, du contenu de ses statuts et des liens maintenus avec la CISL. »

Mais elle précise « la CGT est convaincue qu’en définitive l’impératif d’une défense efficace des intérêts des travailleurs prédominera sur toute autre considération. »

C’est dans cet état d’esprit que dès le 18 mai 1973, Georges SEGUY écrit à Victor FEATHER, président de la CES et secrétaire général du TUC : « Lors de notre dernière entrevue à Paris, nous étions convenus d’une rencontre officielle pour discuter d’une part des différentes questions que pose, au mouvement syndical en Europe, la création de la Confédération Européenne des Syndicats, d’autre part des relations entre la CGT de France et la TUC de Grande Bretagne. Nous aimerions pouvoir donner suite concrète à cette perspective dans les meilleurs délais, c’est à dire dans le courant de la deuxième quinzaine du mois de juin. »

Lors de l’assemblée des militants de la région parisienne du 6 septembre 1973, le secrétaire général de la CGT donne son appréciation sur l’évolution syndicale en Europe.

« Bien entendu, c’est en Europe, et particulièrement en Europe Occidentale, que s’exerce l’essentiel de notre activité syndicale internationale. Il faudrait un rapport spécial pour vous faire connaître les derniers développements de nos initiatives dans ce domaine. Nous le ferons en temps opportun.

Pour aujourd’hui, je m’en tiendrai à une appréciation générale, en vous disant que les choses évoluent positivement, que les obstacles auxquels le CGT et le CGIL se sont longtemps heurtés pour normaliser leurs relations avec les autres centrales syndicales d’Europe, et notamment avec celles des pays membres de la CEE ne paraissent plus insurmontables, et que le moment approche où le mouvement syndical d’Europe Occidentale effectuera un pas décisif dans la voie de son unité d’action. »

Le départ de V. FEATHER de la présidence de la CES en septembre 1973 laisse plus de champ libre au DGB. Son anticommunisme ainsi que celui de Force Ouvrière (membre fondateur de la CES) vont, semble-t-il, empêcher l’entrée de la première organisation syndicale française. Malgré le départ de la CGT de la FSM en 1995, ce n’est qu’en 1999 que l’adhésion de la CGT à la CES sera entérinée.

Sources bibliographiques :

  • CGT Bulletin de presse international, supplément au Bulletin n° 1637 du 16 au 31 mai 1974 intitulé : A l’occasion du congrès de la CES à Copenhague, Quelques prises de position.
  • La politique internationale de la CGT 1968-1982 de Tania REGIN
  • Article de Jean-Marie PERNOT, chercheur en science politique, IRE, dans Les cahiers d’histoire sociale de l’institut CGT n° 90 de juin 2004.

Sources provenant du Fond Georges SEGUY de l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT :

  • Interview de V. FEATHER (TUC) au journal des syndicats soviétiques Troud du 12 décembre 1972
  • Minutes du Comité International du TUC du 19 décembre 1972
  • Extraits de l’information du 15 janvier 1973 du camarade CHELEPINE au camarade SEGUY à propos des entretiens de Moscou avec V. FEATHER secrétaire général du TUC Britannique
  • Traduction d’un article de Die Welt du 30 janvier 1973
  • Traduction d’un article de Die Welt du 31 janvier 1973
  • Service de presse du DGB du 31 janvier 1973, communiqué sur la discussion entre VETTER et CHELEPINE
  • Par téléphone de Moscou, texte dicté en russe le 7 février 1973
  • Téléphonogramme à Pierre GENSOUS le 7 février 1973
  • Projet d’article de La Vie Ouvrière sur la CES du 8 février 1973
  • Lettre manuscrite de Pierre GENSOUS à Georges SEGUY le 10 février 1973
  • Traduction de la lettre de A. CHELEPINE, président du CCSS adressée à G. SEGUY reçue le 12 février 1973
  • Département International de la CGT, rapport sur les travaux de la constitution d’une nouvelle organisation syndicale européenne du 13 février 1973
  • Déclaration de la CGT du 21 février 1973
  • Courrier de G. SEGUY à V. FEATHER du 18 mai 1973
  • Courrier du DGB aux membres de la direction confédérale du 8 janvier 1974

 



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