Egalité femmes et hommes : une longue histoire…

Alors que la première journée internationale des femmes est célébrée le 19 mars 1911 avec plus d’un millions de participantes, c’est le 8 mars 1914 que pour la première fois est organisée la journée de la femme en France.Mais dès 1791 Olympe de GOUGES réclame « une déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ».

Dans son préambule elle affirme :« Homme, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis moi ? Qui t’as donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique.

Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu le peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’œuvre immortel.

L’homme seul s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; qui prétend jouir de la révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus.

Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la Nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes, pouvant être a chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur en beauté, comme en courage dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne. » (Suivent 17 articles).

  • En ce qui concerne le droit de vote

IL faut attendre l’ordonnance du 21 avril 1944 pour que le droit de vote des femmes soit reconnu.

En effet, entre 1918 et 1939, la chambre des députés vote 6 fois en faveur du vote féminin mais le texte est repoussé 6 fois par le sénat car certains élus de gauche craignent que les femmes ne renforcent le camp conservateur.

En 1925, 10 candidates communistes sont élues aux élections municipales.

Malgré ces oppositions, le gouvernement de Front Populaire de Léon BLUM en 1936 nomme trois femmes sous-secrétaires d’Etat, Cécile BRUNSCHVICG, Suzanne LACORE et Irène JOLIOT – CURIE.

Mais il faut attendre 1991 pour qu’une femme Edith CRESSON soit nommée Premier ministre.

Alors que dans le reste du monde des néo-zélandaises votent depuis 1893, les Finlandaises depuis 1906, les Norvégiennes depuis 1913 et les Turques depuis 1934.

  • Dans les autres domaines

Les interdits sont levés au fur et à mesure. Par le loi du 15 juillet 1920 les femmes peuvent adhérer à un syndicat sans l’autorisation de leur mari. Mais il faut attendre le 13 juillet 1965 pour qu’une femme mariée puise exercer une activité professionnelle sans l’autorisation de son mari.

C’est en 1967 qu’est autorisé la contraception et en 1975 que l’avortement devient légal (mesure que la droite actuelle tente de remettre en cause).

  • En matière de salaire

Le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines et désormais inscrit dans la préambule de la Constitution de 1946. L’arrêté du 30 juillet de la même année supprime la notion de salaire féminin.

Mais soixante ans après le parlement adopte le jeudi 23 février 2006 le projet de loi sur l’égalité salariale qui affiche l’ambition de supprimer d’ici cinq ans les écarts de salaires entre hommes et femmes, sans prévoir de mesures coercitives.

L’écart de rémunération tourne autour de 20 % selon l’INSEE. Le projet de loi s’en remet à la négociation entre partenaires sociaux et entreprises.

Une longue histoire… toujours pas terminée…



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