Autour de la création de la CGT

Avant et après la création de la CGT,
des moments forts de son histoire et de son évolution

La CGT est créée lors du congrès de Limoges du 23 au 28 septembre 1895.

Quelles ont été les étapes amenant cette création ?
En 1864, le droit de coalition n’est plus interdit, c’est la reconnaissance du droit de grève (supprimé en 1791). Et ce n’est qu’en 1884, par la loi du 21 mars, que les syndicats sont autorisés. Mais les fonctionnaires et l’ensemble des travailleurs des services publics ne peuvent pas se syndiquer.
Cette évolution est le fruit de nombreuses initiatives ouvrières pendant tout le XIXème siècle comme la naissance des sociétés de secours mutuel (au début du siècle).
La révolution de février 1848, issue d’une insurrection populaire donne de nouveaux droits aux ouvriers en matière d’organisation et de droits sociaux. Mais le coup d’état de Napoléon III met fin à ces expériences en 1851.
La Commune de Paris du 18 mars au 28 mai 1871 permet à la classe ouvrière de participer à la vie politique et sociale. Mais une sanglante répression va décimer le mouvement ouvrier et l’affaiblir durant plusieurs années.
C’est au travers des chambres syndicales que renaît l’organisation du mouvement ouvrier. En 1880, il en existe 500 dans le pays dont 150 pour la seule ville de Paris.

Entre 1879 et 1895, le syndicalisme naissant est à la croisée des chemins.
Les premiers congrès ouvriers se réunissent à partir de 1876. C’est à celui de Marseille, en 1879, qu’apparaissent des divisions sur l’alternative. La décision de créer la « Fédération du Parti des Travailleurs socialistes de France »est prise après un débat entre les Guesdistes (marxistes) et les partisans de Proudhon (anarchistes).
Le congrès de Marseille se prononce aussi pour la création d’une « Fédération de toutes les chambres syndicales » avec la mise en place d’un comité directeur à Paris, appelé aussi Fédération nationale syndicale. Mais le mouvement syndical est traversé par plusieurs courants : marxistes (Guesde), anarchistes (Proudhon), modérés et réformistes.
A partir de 1880, les syndicats se développent et s’unissent dans les grandes Fédérations professionnelles comme celle du livre (1880), des mineurs (1883), des cuirs et peaux (1888) et du textile (1895).
D’autres problèmes apparaissent :
· La distinction entre champ politique et champ syndical n’est pas clarifiée
· Les anarchistes lancent l’idée de la grève générale à partir de 1892
· Les Bourses du travail se fédèrent dans une Fédération nationale prenant ses propres décisions et orientations
Tout cela va fragiliser la CGT et entraîner divisions et mauvais fonctionnement de la confédération.

Des congrès importants.
Le congrès de Montpellier en 1902 est souvent considéré comme le deuxième congrès constitutif de la CGT. La confédération se structure autour de trois commissions, le bureau confédéral se met en place. Le fédéralisme est respecté, il y a une réorganisation de la double structure verticale et horizontale. Se constituent une section des Fédérations avec un secrétaire général de la CGT élu et une section des Bourses du travail.
Le congrès d’Amiens, du 8 au 16 octobre 1906, adopte une résolution dite « Charte d’Amiens » précisant dans l’article 2 :
« La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat.
Le congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte des classes qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière.
… Il prépare l’émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale.
… ce congrès affirme l’entière liberté pour le syndiqué de participer, en dehors du groupement corporatif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu’il professe en dehors.
… les organisations confédérées n’ayant pas, en tant que groupement syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre, en toute liberté , la transformation sociale. »
De 1906 à 1910 on assiste à une « flambée » de grèves ; les fédérations de métiers se structurent en fédérations d’industries avec le regroupement d’anciens métiers dans les mêmes industries, bâtiments en 1907, métaux en 1908 et sous-sol en 1911 par exemple.
A partir de 1910 , la CGT structure les unions départementales qui vont remplacer les bourses du travail.



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